Reportage spécial“Japon, le Pays de l’Or”, mythe ou réalité?
Gauche : Pièce d’or Tensho o-ban frappée au XVIe siècle sur l’ordre de Toyotomi Hideyoshi. Environ 17 cm de long et 10 cm de large.
Milieu : Pièce Man’en ko-ban du XIXe siècle.
Droite : Pièce Keicho ko-ban du XVIIe siècle. (Propriété du Musée de la Monnaie de la Banque du Japon)
L’on raconte que le seigneur féodal du domaine de Kaga, Maeda Toshiie (1538 - 1599), allait au combat avec ses sabres dans des fourreaux de laque écarlate rehaussée de dragons d’or pailleté. Le Japon du XVIe siècle vit l’usage de l’or dans les arts appliqués atteindre des sommets de perfection. (Propriété du Sanctuaire Oyama ; crédit photographique : Musée National de Tokyo)
Saupoudrer la laque de paillettes d’or pour réaliser les illustrations maki-e est un usage existant depuis plus de 1 200 ans. Cette boîte yatsuhashi maki-e raden suzuri-bako ornée de poudre d’or et de nacre servait à ranger une pierre à encre. Le motif si frais qu’on le croirait fait hier est l’œuvre de Ogata Korin, surnommé avec raison “le stylicien de l’époque Edo.” Cette boîte est considérée comme l’un des chefs-d’ œuvre de son temps. (Propriété du Musée National de Tokyo)